L’inertie, ce que c’est et ce que ça va vous apporter

Fin 2016, tout de suite après avoir été diplômé en soins infirmiers à la Haute Ecole HELMo, je me suis engagé dans un cursus universitaire en physique. Ce fut un fiasco sur énormément de points. Toutefois, il y a une chose que j’ai retenue et dont je me sers aujourd’hui pour faire un parallèle intéressant avec l’entrepreneuriat. Cette chose c’est l’inertie. Tu as sans doute au moins une vague idée de ce que c’est. Aujourd’hui, dans cet article, je te propose de faire un parallèle entre la physique et l’entrepreneuriat. Je te propose ici de réfléchir à cette notion, la comprendre et mettre des actions à mettre en place pour te diriger vers la réussite de tes objectifs.

L’inertie, une force propre au monde physique ?

Un lancer de boules… #SuperTitre

Considère deux boules: mettons une de billard et une de bowling. Nul besoin d’avoir de notions particulières en mécanique pour sentir que l’une est plus lourde que l’autre.  Pourquoi ? Intuitivement, on dirait que si l’on prends deux balances et que l’on pèse les deux boules, l’une pèserait plus que l’autre. Intuitivement, on va dire que c’est la boule de bowling qui est la plus lourde. OK, c’est déjà un bon début.

Imagine toi maintenant prendre les deux boules. Encore une fois, fie-toi à ton intuition. Je te donne pour mission de devoir les jeter les plus loin possible. Laquelle va le plus loin ? Comme je suis un très bon parieur (haha), je mise toutes mes économies sur la boule de billard. 

Si l’on regarde de plus prêt ce qui s’est passé, on va dire que les deux boules sont passées d’une vitesse nulle à une vitesse non nulle. Je sens que j’en ai perdus pas mal déjà… Mais laisse-moi te poser la question suivante : sans considérer quelque distance que ce soit, laquelle des deux boules est la plus difficile à lancer ? Je pense que tu as déjà la réponse…

Index et roule la boule… #SuperTitre2

Imagine-toi maintenant poser les deux boules sur une surface plane comme le sol, par exemple. Je te lance le défi suivant : tu dois déplacer les deux boules à la seule force de ton index. Tu vas évidemment beaucoup plus lutter pour déplacer correctement la boule de bowling que la boule de billard.

Par contre, si tu te mets à utiliser toute ta main (oh, le petit tricheur), comme tu as plus de force dans la main entière, le maniement va être beaucoup plus simple. Il n’y a rien de magique là dedans : c’est simple, intuitif et élégant.

Fais rouler la boule et tu verras que si sa vitesse n’est pas nulle, le maniement à posteriori de la boule devient beaucoup plus simple avec ton unique index.

Mais oui Jamy, mais ça ne me dit pas où tu veux en venir avec l’inertie ! 

Oh mais tu attends, oui ! J’y arrive !

Le match de l’entrepreneuriat vs. salariat

Cas du salarié

Revenus d'un salarié en fonction de son nombre d'années de carrière où on observe pas l'inertie

Revenus d’un salarié en fonction de son nombre d’années de carrière

Regarde le graphique ci-dessus : il représente, année par année, un exemple de ce qu’un salarié perçoit pour son travail en fonction de son nombre d’années de carrière. Tu peux observer que son niveau de revenus augmente plutôt de manière linéaire. C’est un cas d’exemple, c’est en gros le modèle type de la personne qui sort de l’école, va décrocher un job et mise sur une augmentation moyenne de 2-3% par an. C’est assez basique mais ça va t’aider à faire le parallèle avec la suite.

Cas de l’entrepreneur

Revenus d'un entrepreneur en fonction de son nombre d'années de carrière où on observe l'inertie

Revenus d’un entrepreneur en fonction de son nombre d’années de carrière

(Je tiens à remercier Google Sheets pour ces magnifiques graphiques, vraiment.)

Observe maintenant ce deuxième graphique. Déjà, la première chose qui me marque, c’est le caractère non linéaire de la courbe. Je te propose de regarder la courbe au niveau de l’axe des abscisses (l’horizontale, pour ceux qui ont dormi en cours de maths… Comme moi). On peut séparer la courbe, grosso modo, en deux. Avant et après dix ans de carrière. Bon après dix ans, c’est assez linéaire. C’est volontaire. J’ai considéré que ce mec que je venais d’inventer avait choisi de se reposer sur ses lauriers après 10 ans. Disons qu’il a pris sa retraite, quoi. Entre 0 et 10 ans, là, c’est très intéressant et c’est le cœur de ce que je veux te raconter.

En effet, il y a une cassure, un truc qui fait que ses revenus augmentent plus vite que le salarié. Mais pourquoi donc, mon colonel ?

Utiliser l’inertie pour accomplir ses objectifs

Et l’inertie dans cette histoire ?

Si vous ne deviez retenir qu’une chose dans mon discours, la voilà :

L’inertie, c’est l’art d’utiliser toutes les ressources qui sont à votre disposition afin de propulser un système (à savoir votre business) de façon à ce qu’il soit beaucoup plus difficile à arrêter.

Tout le sel de cette histoire, c’est de mettre en place un ensemble d’éléments pour mettre de l’inertie dans votre business. 

C’est bien mais comment fais-t’on ? 

“Work like it’s 1880”

L’entrepreneur, au-delà d’entreprendre, met en place un ensemble de chose que le salarié ne fait pas, ou peu :

  1. Il prend des risques, entreprend (sans blague) des projets dont il ne sait pas si ces derniers vont lui rapporter quoi que ce soit. Il investi, au moins de son temps, de son capital, de son énergie pour mener à terme ses projets.
  2. Nul échange de temps contre de l’argent. Ou en tout cas, le retour sur investissement n’est pas immédiat. Il travail maintenant pour récolter, peut-être, les fruits de son dur labeur dans 6 mois, 1 an, 5 ans…
  3. Premier arrivé, dernier parti. Ce dernier point est peut-être ce sur quoi j’insiste le plus au quotidien. Arrêtez de compter vos heures. C’est aussi simple que ça. Travaillez intelligemment, oui, mais travaillez dur aussi. L’un ne va pas sans l’autre.

Conclusion de tout ça…

Je voudrais juste te rediriger vers une vidéo, de l’auteur dont j’ai parlé dans le précédent article. Il te donne plusieurs pistes pour améliorer tes capacités de travail. Regarde-là, ne loupe surtout pas ça. 😉

Sur ceux, à plus tard. Je retourne lire mon bouquin du moment ! 😉 

Accomplir l’impossible, 1 loi universelle pour y parvenir.

accomplir l'impossible

Lorsque l’on parcours internet, on ne cesse de tomber sur des paroles de personnes qui cherchent le succès. Ces personnes disent à qui veut bien l’entendre qu’ils veulent le succès dans leur vie, la richesse, l’amour… Les objectifs des uns et des autres sont de plus en plus grand, au fur et à mesure qu’on découvre de nouvelles personnes. Dans cet article, je vais partager avec toi comment accomplir l’impossible à travers un résumé du livre “Doing the impossible.”
J’ai choisi de partager avec toi “seulement” les deux premières clés. De cette façon, je t’encourage à lire le livre par toi même. Tu y découvriras des conseils qui changeront ta façon de penser en profondeur. Le livre en vaux vraiment la peine : il n’est pas très connu mais est pourtant d’une grande qualité. PBD est un super auteur, conférencier et entrepreneur. Il a un style d’écriture particulier, très proche de sa manière de parler avec un super story telling. Il prône des valeurs qui sont, pour moi, parmi les plus belles dans l’entrepreneuriat et je tenais absolument à commencer mes chroniques sur une de ces œuvres.

Investis sur ta propre identité

Pense à ta situation actuelle. Combien gagnes-tu par mois ? 500, 1000, 2000 ? Depuis combien de temps ? 6 mois, 1 an ? Beaucoup plus ? T’es tu déjà demandé ce que tu pourrais faire si demain tu en venais à ne plus pouvoir exercer au sein de l’industrie dans laquelle tu évolues actuellement ? Je suis prêt à parier que tu te bougerais sévèrement le derrière (pour ne pas dire autre chose) dans le but de retrouver un niveau de revenus équivalent.

Il y a quelque chose d’assez étrange dans ce phénomène. Pourquoi ne pourrais-t’on pas imaginer une situation dans laquelle tu pourrais exercer une activité qui te rapporterait, mettons, 2x plus qu’à l’heure actuelle ? Ce n’est quand même pas quelque chose d’inconcevable et pourtant, la plupart du temps, on va chercher à retrouver un espèce d’équilibre. (Surtout si l’on se sent en danger ou dans une situation habituelle, mais c’est autre chose encore…)

Accomplir l’impossible requiert de passer à une nouvelle étape mentalement

Lorsque j’ai quitté le Plat Pays pour retourner en France en 2017, j’ai quitté mon job, mon appartement et forcément j’ai abandonné mon salaire. Je me rends compte qu’à aucun moment je ne me suis vu gagner en France plus que ce que gagnais en Belgique. (D’ailleurs, dans la pratique, je gagne moins ici en France, qu’en Belgique)

Aujourd’hui, je sens bien que mon mental à évolué. Par contre, ça ne s’est pas fait tout seul, comme par magie. J’ai mis des choses en place pour faire changer ma vision du monde. En pratique, voilà ce que j’ai mis en place pour “accomplir l’impossible” :

  • Je lis très régulièrement. Le sujet choisi dépend des questions auxquelles je dois répondre. C’est ultra puissant.  Pour tout te dire, ce conseil me fait un peu tiquer. C’est un conseil que l’on entend partout, tout le temps, sortant de la bouche de tout le monde. C’est pourtant un indispensable qui n’est pas si bien appliqué.
  • J’écoute des podcast. Je passe 6 ou 7 heures en voiture chaque semaine. La plupart de ce temps je le passe à me former. On a des autoradio bluetooth et on préfère passer ses trajets à écouter de la musique. Je n’ai rien contre ça en soit, j’adore la musique moi aussi. Mais je te pose la question : qu’est-ce que tu veux dans la vie ?
  • J’écoute des livres audio. En général, je le fais lorsque je suis dans mon lit. Je passe une partie de mon temps en voiture à le faire aussi.
  • Je me forme avec des mentors, ou simplement des gens qui ont résolu les problèmes qu’ils ont déjà rencontré. C’est aussi un conseil TELLEMENT banalisé. Pourtant, c’est tellement puissant… Formation = gain de temps. C’est aussi simple que ça.

Change l’environnement autour de toi pour changer toi-même

En fait, lorsque l’on prend de la distance par rapport à cela, on se rend compte que c’est un cercle vertueux :

  • Je commence à consommer du contenu pour accomplir mes objectifs.
  • La perception que j’ai du monde autour de moi change
  • Mon objectif se rapproche, je commence à mettre des stratégies en place pour y arriver.
  • Je consomme du contenu pour me rapprocher encore de mon objectif.

Il ne s’agit pas là uniquement d’argent ou de business. C’est valable pour n’importe lequel de tes objectifs. (Je reparlerai de tout ça un jour, c’est certain !)

Je t’invite aussi à définir tes objectif de manière optimale. J’ai écrit un article sur comment définir un article SMART que tu es libre de retrouver en cliquant ici.

Accomplir l’impossible est-il une priorité pour toi ?

Aujourd’hui, je passe au moins 3 à 4 heures par jour à apprendre des choses qui vont me rapprocher de mon objectif. Il n’y a aucune recette magique mais s’il y a quelque chose de capital c’est bien le fait que sans apprentissage, il n’y a pas de réussite.

Es-tu prêt à payer le prix de la réussite ? Nous vivons dans un monde compétitif, qui l’es surement un peu plus à mesure que le temps passe. Je te pose la question maintenant : préfères-tu compter sur la chance où es-tu prêt à te défoncer pour réussir ? 

Que veux-tu réellement devenir ?

Allons droit au but toi et moi et répond à la question. Deux choix possibles : tu as une vision concernant ton avenir, ou tu n’en n’a pas. Dans tous les cas, tu vas devoir te débrouiller pour savoir ce qui est une priorité pour toi.

Utilises ton temps pour te définir un parcours. Il n’y a rien de plus inutile que de vivre une vie dont tu ne veux pas vraiment. L’un des secret du bonheur est de définir un but et de tout faire pour y arriver. Tu ne me crois pas ? Tu n’es pas obligé de me croire sur parole. Teste par toi même ou rappelle toi : comment t’es tu senti la dernière fois que tu as accomplis un objectif important ? 

Combien de temps ai-je perdu à vivre une vie dont je ne voulais pas ? Nous sommes en 2013. Je n’avais pas terminé mes études que je songeais déjà à changer de carrière, à retourner sur les bancs de l’université. La vie a fait que mes obligations ont pris le dessus et j’ai maintes et maintes fois repoussé le projet. A côté de cela, j’avais une envie / un besoin de bien gagner ma vie. J’avais aussi besoin de temps. En effet, comment puis-je retourner sur les bancs de la fac tout en bossant à temps plein ? Ben oui, j’avais une famille à nourrir, tout de même… Je faisais tout en même temps : le business, les maths, la famille, les formations diverses. Finalement, je peux dire que j’ai tout fait à la va-vite. Par contre, je me suis forgé le mental de gagnant et je continue tous les jours à travailler cet aspect de ma personnalité. 

Cinq années ont été nécessaire pour que je fasse le deuil de ce projet. J’ai accepté que je ne pouvais pas accomplir tous les projets en même temps. J’ai décidé que ma priorité était de gagner beaucoup mieux ma vie. Je ne m’interdis pas de retourner à l’école un jour. Je peux cependant te dire que d’ici là, mes revenus seront totalement dé-corrélé du temps que je passe à travailler. 

A toi d’accomplir l’impossible

Il n’y a qu’un pas entre ton ancien et ton nouveau toi. Tu peux mettre des habitudes en place qui vont radicalement changer ta vie pour les années à venir. Ce n’est par contre pas quelque chose d’instantané. Cela prend du temps mais je te garanti que c’est exceptionnel et que cela en vaut la peine.

Concernant le bouquin en lui-même, je ne t’ai parlé que d’une seule des 25 lois que PBD aborde. Je recommande ce livre à toute personne autour de moi qui veut accomplir quelque chose d’extraordinaire de sa vie. Je l’ai personnellement lu il y a un petit moment, mais l’auteur m’a énormément marqué. Il a une espèce d’aura, un charisme et une façon de voir les choses qui est assez extraordinaire.

Je t’encourage VRAIMENT à découvrir les 24 autres conseils de l’auteur en achetant dès maintenant le livre. Ils sont extraordinaires et sont vraiment “game changer” comme disent les américains.Tu peux le faire en cliquant sur le lien affilié juste en dessous. Je touche une petite commission et toi tu payes exactement le même prix.

Epargne, comment définir un objectif clair

Définir un objectif d’épargne est l’un des éléments à la base de tout processus d’enrichissement. Épargner est à la portée de tout le monde, à condition de mettre des actions en place pour y arriver. À l’issue de cet article, tu vas toi aussi pouvoir définir correctement le tiens, tout en en comprenant les enjeux.

Définitions et concepts clés.

Si l’on cherche à en donner une définition plus ou moins intuitive, l’épargne c’est comme n’importe laquelle des sommes d’argent que l’on a à sa disposition. On place généralement cet argent sur un compte à part et les raisons en sont simples.

  1. C’est beaucoup plus clair et lisible pour toi propriétaire de cet argent. Si tu te demande là, tout de suite, combien tu as à ta disposition dans ton épargne, tu ouvres l’application de ta banque et tu peux avoir l’information en quelques secondes. Imagine devoir faire des comptes à chaque fois si tout est mêlé à ton compte courant…
  2. Il y a un frein psychologique plus important si un jour tu en viens à vouloir dépenser ton épargne de manière compulsive. Tu vois combien tu as et quelque part, tu vois combien tu risque de perdre.

C’est assez différent de ton compte classique, donc. Tu as ainsi une réserve d’argent qui est assez dé-corrélé du temps présent. Cette épargne ne te sers généralement pas à couvrir tes dépenses habituelles.

Combien d’argent mettre en épargne ?

La réponse dépend énormément de toi. Plus tu seras capable d’épargner, plus tu atteindras vite tes objectifs. C’est de la logique basique. Par contre, plus tu cherches à épargner, plus tu risques d’échouer dans ton projet d’épargne. En effet, admettons que tu mettes 70% de ton salaire en épargne. Si tu gagnes 2000 euros par mois, il ne te restera que 600 euros pour couvrir tes charges habituelles. Peu importe le montant, le tout est juste d’être cohérent par rapport à ce que tu dépenses habituellement.

Personnellement, je garde 200 euros de mon salaire. Cela me convient parfaitement pour le moment. L’autre Tu verras par la suite que définir clairement à l’avance combien mettre de côté est indispensable lorsque tu définiras ton objectif d’épargne.

L’autre façon de faire, c’est de garder un pourcentage fixe de ton salaire. C’est la technique que tu pourras trouver dans les bouquins sur le business ou la gestion de ton argent comme dans “Rich Dad Poor Dad” par exemple. Je ne l’utilise pas car, pour le moment, je ne cherche pas à augmenter mon train de vie. Tout ce que je gagne en faisant des heures supplémentaires par exemple, je le place immédiatement en épargne. En résumé, je place au minimum 200 euros par mois en épargne avec toutes les heures supplémentaires.

Définir un objectif “malin” d’épargne.

Rien ne sert de réinventer la roue. Pour créer des objectifs, on a de super outils. L’un d’entre-eux est l’ultra connu “SMART”. Tu en as surement déjà entendu parler mais pour ceux qui ne connaissent pas, SMART est un acronyme (dont on verra la signification en détail) qui résume parfaitement la philosophie de comment doit être un objectif que tu te fixes. Sa force est d’être suffisamment flexible pour qu’on puisse l’adapter dans n’importe quel contexte où on doit fixer un objectif. On va voir ensemble comment tu peux te l’approprier et faire en sorte qu’il t’aide à définir ton objectif d’épargne. On va créer ensemble un objectif d’épargne, pour que tu vois concrètement à quoi cela ressemble. Le but est que tu puisses faire le tiens dès la fin de cet article.

Faire une première prévision réaliste sur une échelle de temps.

Lorsque l’on cherche à définir un objectif, en général, tu dois avant tout faire un état des lieux des ressources et des compétences que tu as à ta disposition. Pour réaliser cela, tu vas tout simplement prendre tes revenus sur un mois. Pour l’exemple, on va dire que tu gagnes 1800 euros par mois. Tu définis combien ou quelle proportion tu veux garder. Pour l’exemple, encore une fois, on va dire que tu peux garder 200 euros par mois pour toi.

Une fois que cela est fait, tu peux faire un prévisionnel sur l’échelle de temps que tu désires. En multipliant ta somme épargnée par un nombre “m” de mois, tu auras la somme en épargne sur “m” mois. Pour l’exemple, toi qui choisit de garder 200 euros par mois, dans 6 mois tu auras 1200 euros par mois. Dans 12 mois, tu auras 2400 euros, etc…

Ce qui est génial, c’est que ta prévision seras toujours juste à condition de respecter la mise en épargne ET que tes revenus ne baissent pas d’ici l’horizon de temps que tu as choisi. C’est à la fois redoutablement simple et efficace, mais la majorité des gens ne le feront quand même pas… Une fois ta prévision réalisée, il est temps de coucher ça sur papier (ou ailleurs d’ailleurs).

“S” comme Spécifique.

La première fois que j’ai abordé les objectifs SMART, j’étais stagiaire dans les hôpitaux liégeois. Je devais définir un objectif spécifique. Alors spécifique, je connaissais le mot. Par contre, je ne savais pas ce que cela voulait dire dans le contexte. On dit aussi qu’il doit être simple. Oui, mais simple comment ? Facile à réaliser ? Peu ambitieux ?

Si, il doit être ambitieux au contraire. Spécifique signifie simplement que tu dois avoir les moyens d’accomplir ton objectif. Je gagne 2000 euros par mois, est-ce simple d’épargner 30000 euros d’ici 3 mois ? Je te laisse y réfléchir…

Ton objectif doit être en lien avec tes convictions, tes valeurs. Il doit t’inspirer, te parler à toi, te challenger. Il doit faire en sorte que tu veuilles y arriver. Ton objectif doit être taillé sur mesure pour toi, en prenant compte de tout ce qui te constitue en tant qu’être humain. Il doit être aussi adapté à tes ressources et à tes compétences, ton savoir-faire. C’est cela que signifie spécifique et simple.

Très concrètement, dans le contexte de ton objectif d’épargne, c’est ici que tu vas te demander combien tu veux épargner dans plus ou moins quel horizon de temps. Tu vas ici t’appuyer sur l’analyse de tes ressources disponible à priori pour sortir quelque chose de probable.

“M” comme Mesurable.

C’est exactement ce que le titre entend. Ton objectif doit porter en lui des indicateurs fiable de mesure. Ceux-là doivent lever toute ambiguïté sur la quantité d’argent que tu souhaites garder. Dans le contexte de l’objectif d’épargne, c’est assez évident. Ton job consistera à définir précisément la somme que tu veux. Si c’est 2 479 euros, go for it, aucun soucis là dessus.

“A” comme Atteignable.

Tu es seul responsable de la réussite de ton objectif. Cela signifie que la barrière qui te sépare de l’accomplissement de celui-ci est ta motivation uniquement. Si tu as bien évalué tes ressources à priori, tu augmentes grandement tes chances de définir un objectif qui te motive ET que tu es susceptible d’accomplir.
Il y a évidemment des choses qui ne dépendent pas de ta motivation seule. Bien sûr, ce sont ces éléments que tu vas devoir prendre en compte en même temps que la conception de ton objectif.
Par exemple, penses-tu que ton objectif est atteingnable si régulièrement, quelqu’un ponctionne une partie de ton capital, t’eloignant ainsi de ton objectif ?
Un autre exemple : imagine que, pour une obscure raison, il devenait illégal d’épargner ses revenus. Épargner dépendrait-il toujours de ta motivation ?

“R” comme Réaliste.

Il y a deux aspects que tu dois prendre en considération lorsque tu définis ton objectif d’épargne.

  1. Les aspects internes
  2. Les aspects externes
Je vais tâcher de rester très simple. Les aspects internes touchent globalement à la sphère des éléments qui dépendent de toi et toi uniquement. Ils concernent globalement tes forces, tes faiblesses.
Les aspects externes concernent les choses qui s’imposent à toi, et avec lesquelles tu dois composer lorsque tu t’ateles à réaliser ton objectifs. Pour faire court, ce sont des contraintes que tu retrouves dans ton environnement.

“T” comme temporellement défini.

Ici, c’est très explicite. Ton objectif d’épargne doit absolument avoir une borne dans le temps. Ainsi, tu auras une date butoir avec laquelle tu vas devoir composer. Par conséquent, il te permet de trancher avec exactitude si c’est mission accomplie ou pas : pas de possibilité d’un “à peu près”. Admettons que tu veuilles mettre 300 euros en épargne. Tu y arrives au bout de 25 ans, sans convenir à l’avance d’une date butoir. N’aurais-tu pas l’impression d’avoir gaspillé ton temps ?

Bien définir une date butoir, c’est aussi se donner la possibilité de faire des réévaluations régulières. Tu peux alors juger du bon déroulement de ton projet beaucoup plus simplement. Tu as objectif d’épargne de 1000 euros, tu te dis que tu te donnes 1 an pour y arriver. Tu as 150 euros de côté, il te reste 3 mois pour y arriver. Penses-tu être en bonne voie ? Tu as en tout cas les bons outils pour en juger.

Maintenant, au travail !

Voilà, j’espère que tu as compris un peu plus en détail en quoi consistait la définition d’un objectif d’épargne. C’est à toi maintenant de créer le tiens en fonction de tous les critères que l’on a repris plus haut.

Je te souhaite une bonne journée,

Rodolphe.